Le Groupe d’Associations de Défense des Droits de l’Homme et de la Paix (GADHOP) a organisé, ce lundi 22 décembre 2025 à Butembo, une séance de sensibilisation ciblée sur la Résolution 1325 des Nations Unies, à l’intention des jeunes filles de la chorale Vita Ni Ya Bwana de l’Église Évangélique du Rite Africain (EERA).
Contrairement aux approches classiques de sensibilisation, cette activité a porté sur un groupe spécifique et influent : les jeunes filles engagées dans le chant religieux. Ces dernières occupent une place centrale dans la vie communautaire et ecclésiale, ce qui fait d’elles des porteuses naturelles de messages de paix, de cohésion sociale et de non-violence. La séance s’est tenue à la cathédrale du Mont Sinaï Mutiri, dans la commune de Bulengera, un espace symbolique de rassemblement et de transmission des valeurs.
L’un des aspects marquants de l’événement réside dans l’intégration de l’expression artistique comme outil de prévention des conflits. Animée par Claudine Katsuva Mulengya, membre du Collectif des Femmes Journalistes (CFJ), la sensibilisation a mis en évidence la capacité du chant à transformer les messages de la Résolution 1325 en actions concrètes et accessibles.
« À travers le chant, les jeunes filles peuvent influencer positivement leurs communautés et prévenir les tensions locales », a souligné la facilitatrice.
L’événement s’est distingué par une vulgarisation contextualisée des quatre piliers de la Résolution 1325 :
- Participation : encouragement à l’implication des jeunes filles dans les espaces de décision communautaires et ecclésiastiques ;
- Protection : sensibilisation aux mécanismes de prévention des violences basées sur le genre ;
- Prévention : renforcement des capacités à détecter et désamorcer les conflits ;
- Secours et relèvement : information sur les mécanismes de prise en charge en cas de vulnérabilité.
Ces notions ont été présentées à travers des échanges interactifs, favorisant une meilleure appropriation par les participantes.
Un impact attendu au-delà de l’église
Au-delà de l’activité ponctuelle, le GADHOP ambitionne de faire de ces jeunes choristes des relais communautaires durables de l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité ». Désormais, leurs prestations musicales pourront intégrer des messages favorisant la paix, la dignité humaine et l’inclusion sociale.
Cette initiative illustre la volonté du GADHOP de diversifier les cadres de sensibilisation et de toucher des publics clés souvent négligés, confirmant que la consolidation de la paix passe aussi par la culture, la foi et l’engagement des jeunes filles.


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