Des jeunes de Kitsimba, Nyabili et Masekeka heureux de découvrir la profondeur de la résolution 1325

Ce lundi 23 février, le centre informatique situé sur la rue Kinshasa à Butembo a servi de cadre à un échange riche et transformateur. À l’initiative du GADHOP (Groupe d’Action pour les Droits de l’Homme et la Paix), trente-quatre (34) jeunes stagiaires issus de Kitsimba, Nyabili et Masekeka ont découvert que la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies n’est pas un simple texte juridique, mais un puissant levier de participation citoyenne et de bonne gouvernance.

Au départ, l’intérêt des apprenants semblait réservé. Les quatre piliers de la Résolution 1325, à savoir la Participation, la Protection, la Prévention et le Relèvement, paraissaient abstraits pour ces jeunes davantage concentrés sur leur formation en informatique.

Mais grâce à l’intervention dynamique de Madame Bernadette Mungumwa, chargée de mobilisation au sein de l’ADDF (Association de Défense des Droits de la Femme), les concepts ont rapidement pris tout leur sens.

Le véritable tournant est survenu lorsque l’oratrice a relié la Résolution 1325 aux réalités quotidiennes des communautés locales. Elle a démontré que ce cadre international offre aux femmes et aux jeunes filles des opportunités concrètes d’accéder aux sphères décisionnelles, tant au niveau étatique que paraétatique.

« Si les femmes jouent déjà un rôle crucial dans l’encadrement des enfants, des malades et des personnes âgées, pourquoi ne seraient-elles pas aux commandes de la cité ? », a-t-elle interrogé.

Elle a rappelé une évidence observée dans les communautés : la gestion des finances familiales et communautaires est souvent confiée aux femmes pour leur rigueur, leur sens des responsabilités et leur intégrité. Pour le GADHOP, ces compétences constituent un capital social précieux qui doit être valorisé dans la gouvernance publique.

Pour les 34 stagiaires, cette séance a marqué une véritable prise de conscience :

Les jeunes filles ont affirmé que la Résolution 1325 représente la fin du sentiment d’exclusion.

« Nous avons découvert que le cadre international protège nos droits et soutient notre participation active à la vie politique et administrative »,  a lâché mademoiselle Furaha, l’une d’entre elles.

Pour les jeunes garçons, les choses sont perçues quasiment de la même manière.

« C’est une invitation à considérer nos consœurs comme des partenaires stratégiques du développement et de la consolidation de la paix. La Résolution 1325 vient ainsi briser les plafonds de verre et rappeler que la paix durable et la bonne gouvernance ne peuvent se construire sans l’implication effective des femmes », restitue Richard, jeune venu de Nyabili.

Le GADHOP au service d’une jeunesse engagée

À travers cette initiative, le GADHOP confirme son engagement en faveur de la promotion des droits humains, de l’égalité de genre et de la participation citoyenne des jeunes.

En associant la maîtrise des outils numériques aux principes de la Résolution 1325, l’organisation prépare une génération consciente de ses droits et de ses responsabilités. Les stagiaires ne sont plus seulement des futurs informaticiens : ils deviennent des ambassadeurs du changement, porteurs d’une vision inclusive et responsable de la gestion publique.

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