Kimemi : prise de conscience à propos du leadership féminin en milieu scolaire à Ngengere

Ce 20 février 2026, à l’École Primaire Ngengere dans la commune de Kimemi, une séance de sensibilisation menée par Madame Kavira Kapetsu Vasty du Syndicat des Femmes Travailleuses (SYFET), membre du GADHOP, a provoqué une véritable prise de conscience chez les élèves.

L’activité a mis en lumière une réalité préoccupante : les postes de chefs de classe sont majoritairement occupés par des garçons, tandis que les filles hésitent à briguer ces responsabilités, freinées par des stéréotypes hérités du milieu familial et parfois renforcés à l’école.

Mais l’impact de la séance a été immédiat.

« Moi aussi, je peux diriger la classe si on me fait confiance », a affirmé une élève de sixième année, déterminée à se porter candidate lors des prochaines désignations.
Une autre a confié : « Avant, je pensais que c’était seulement les garçons qui pouvaient être chefs. Aujourd’hui, j’ai compris que nous sommes capables aussi. »

Même du côté des garçons, le changement de perception s’est fait sentir. « Si une fille est disciplinée et intelligente, pourquoi ne serait-elle pas chef de classe ? », a reconnu un élève présent lors des échanges.

Pour le SYFET et le GADHOP, ces réactions constituent un signal fort : la transformation des mentalités commence dès l’école primaire. En encourageant les filles à exercer l’autorité et en sensibilisant les garçons au leadership partagé, la communauté de Kimemi pose les bases d’une génération plus équitable et inclusive.

Le message est clair : le leadership féminin ne se prépare pas demain, il se construit aujourd’hui, sur les bancs de l’école.

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