Le GADHOP renforce le plaidoyer pour l’inclusion des personnes handicapées et la paix

La Journée internationale des Personnes Vivant avec Handicap (PVH) a été célébrée ce mercredi à Butembo sous le thème mondial : « Revendication et prise de conscience pour favoriser des sociétés inclusives ». Cette commémoration a été marquée par une présence active et remarquée du Groupe d’Associations de Défense des Droits de l’Homme et de la Paix (GADHOP), engagé depuis plusieurs années pour la protection et l’inclusion des populations vulnérables dans le Nord-Kivu.

Les activités se sont déroulées dans l’espace diocésain de l’Église Anglicane à Kitulu. Dès les premières heures, la délégation du GADHOP a accompagné les personnes vivant avec handicap lors de la messe d’ouverture, officiée par Monseigneur Isse Somo. Dans son homélie, le prélat a rappelé l’égale dignité de chaque être humain :

« Tout être humain est créé à l’image de Dieu (…) Nous sommes tous candidats au handicap »,
un message en harmonie avec les actions du GADHOP en faveur de l’acceptation de soi, de la lutte contre la discrimination et de la valorisation des droits des personnes vulnérables.

Le contexte sécuritaire fragile dans la région a été au cœur des interventions. L’évêque a tiré la sonnette d’alarme :

« Cette guerre augmente le nombre de handicapés et précarise toutes les couches de la population. »
Un constat partagé et régulièrement documenté par le GADHOP, qui fait du lien entre protection des PVH et consolidation de la paix un axe majeur de son plaidoyer.

La participation du GADHOP à cet événement a donc porté une dimension supplémentaire : rappeler l’urgence de rétablir la sécurité, condition indispensable à la prévention des handicaps liés aux violences, aux déplacements forcés et à la détérioration des conditions de vie.

Inclusion sociale : le GADHOP met en lumière les barrières à lever

Lors des interventions officielles, Monsieur Victoire Pozite a présenté une analyse claire des obstacles auxquels les PVH demeurent confrontées : absence d’emplois adaptés, barrières juridiques et institutionnelles, manque d’accessibilité technologique et éducative, infrastructures non adaptées.

Ces constats font écho aux recommandations déjà formulées par le GADHOP dans ses rapports et actions communautaires, notamment la nécessité de renforcer le cadre légal de protection, d’améliorer l’accessibilité aux bâtiments publics et privés, de garantir une participation réelle des PVH dans la société.

La journée s’est conclue sur une déclaration que le GADHOP soutient pleinement : « Non à la discrimination, oui à l’inclusion sociale ! » Un message qui s’inscrit dans l’engagement continu de l’organisation à promouvoir les droits humains, l’égalité et la paix au Nord-Kivu.

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